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True Blood – Alan Ball




Série produite par HBO, sortie en 2008

Présentation (d’après le site Biiinge)

Des vampires et du cul : voilà comment abréger, de façon ostensiblement réductrice, l’aventure True Blood. Pendant sept saisons et autant d’années à l’antenne, le hit de HBO nous en aura mis plein les yeux avec des scènes orgiaques décomplexées et autres massacres sanguinolents, à la limite du « tarantinesque ». Pourtant bien plus qu’un Twilight à la sauce gonzo, la série d’Alan Ball est parvenue à se hisser au panthéon des œuvres cultes du petit écran. Attention, ça va saigner.

Les suceurs de sang 2.0

Qu’on soit d’accord, le mythe du vampire a toujours fasciné les consommateurs de pop culture. Le succès imprévisible de la tétralogie Twilight au milieu des années 2000 et le carton du premier volet au box-office international n’ont fait que relancer une mode. Alors, plus que jamais, le suceur de sang sort de son cercueil et voit son image pimpée pour une nouvelle génération. Surfant sur cette tendance indéchiffrable, une pléiade de romans « vampiro-girly » voit le jour. Dans la foulée, les networks US espèrent aussi toucher le pactole et HBO n’échappe pas à la déferlante vampirique.

Trois ans après l’arrêt de Six Feet Under, le showrunner Alan Ball renoue avec la chaîne câblée pour adapter la saga littéraire de La Communauté du Sud par Charlaine Harris. On zappe dès lors les Edward Cullen suintant de paillettes et bons sentiments. Les buveurs de sang de True Blood ne sont pas là pour enfiler des perles et réactualisent l’image du vampire, implantant cette créature légendaire au beau milieu d’une société contemporaine comme la nôtre. Par cette volonté de modernisation et à travers le prisme du fantastique, la série se permet d’aborder des thématiques sociétales majeures, de l’égalité des droits au racisme en passant par les débordements du fanatisme.

© HBO

© HBO

Pour autant, il est facile de survoler ces enjeux implicites, tout simplement parce que le show les camoufle par des intrigues perchées et des scènes souvent borderline. Avec ses « fuck » à tout-va et des jurons lâchés dans la plus grande désinvolture, True Blood est une série qui se fait plaisir, presque autant qu’elle nous fait plaisir. Parfois (OK, souvent) vulgaire, elle est très loin de se prendre au sérieux et brandit fièrement un second degré qui pourrait en déconcerter plus d’un.

Puis, ce qui fait réellement son charme, ce sont bel et bien ses personnages, aussi éclectiques que définitivement timbrés. Dans un élan de nostalgie, on pense alors à Sam, le métamorphe au grand cœur, Tara et sa grande gueule, ou encore Lafayette, le cuistot excentrique (RIP Nelsan Ellis).

Et True Blood, c’est aussi la très irritante Sookie Stackhouse qui, en dépit de sa niaiserie inébranlable et son faible quota de neurones, accumulait autant de prétendants qu’une candidate de La Belle et ses princes. L’énigmatique Bill Compton, l’imposant Eric Northman, l’hypermusclé Alcide Herveaux… Tous sont venus régaler l’héroïne télépathe du show, presque autant que nos yeux. À côté d’eux, choisir entre #TeamEdward et #TeamJacob n’avait aucun sens.

Trailer de la série

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  1. Salut,
    J’ai la malchance de poster en tant qu’homme, mais je me pose assez e question sur mon genre pour que ce que j’ai pu voir des quatre premiers épisodes soit très dur à supporter. Certes le côté télépathe de l’héroïne est grisant, mais à chaque fois, le scénario nous ramène à sa faiblesse et à l’aide personnage masculins, c’est insupportable, vraiment. La mise en dérision de certains personnages masculins (principalement le frère, pour son côté dumbass qui fait de la maçonnerie et traite les femmes comme des proies) est enjoyable, mais la seule personne qui lui fait vraiment fermer sa grande gueule est sa grand mère, au prétexte qu’elle est plus vieille que lui, ce qu’aurait pu faire son grand-père du coup… Je suis déçu par la dimension féministe et j’avais envie de voire quelque chose de plus punchy. Je recommande « Itty Bitty Titty Committee », présent sur ce site même.
    Bon visionnage,
    Féfé

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