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Brief Encounters




Brief Encounters est une série de 6 épisodes diffusée sur les ondes d’ITV en Angleterre. Celle-ci débute dans la ville de Sheffield en 1982 alors que quatre femmes : Pauline (Penelope Wilton), Stephanie (Sophie Rundle), Dawn (Sharon Rooney) et Nita (Angela Griffin) voient leur destin changer du tout au tout après qu’elles acceptent de devenir vendeuses pour l’entreprise de vente au détail Ann Summers, spécialisée dans les vêtements affriolants et les jouets sexuels. Pourtant, cette nouvelle carrière est loin de réjouir tout le monde, en particulier du côté de leurs maris. Vaguement inspirée de l’autobiographie intitulée « Good Vibrations » de Jacqueline Gold, la fondatrice d’Ann Summers, Briefs Encounters arrive à point nommé sur nos écrans en cette période estivale. Bien que légère, la série réussit malgré tout à nous transmettre l’atmosphère morose et anxiogène du moins du point de vue féminin au lendemain de la décennie caractérisée par sa révolution sexuelle où pourtant tout semblait possible. Reste que l’avenir semble beaucoup plus radieux pour ces dames auxquelles on s’attache rapidement.

La seule chose que ces femmes aient en commun est qu’à l’intérieur de leur couple, une sérieuse remise en question s’impose. Ainsi, Stephanie ramène un peu d’argent supplémentaire au foyer grâce à son emploi de femme de ménage chez Pauline, mais lorsque son mari Terry (Karl Davies) perd son poste, il devient impératif de trouver des revenus supplémentaires et à l’opposé des ventes à domicile des Tupperware, celle des objets sexuels est beaucoup plus lucrative. C’est un peu la même histoire pour Nita qui découvre qu’elle est enceinte pour une cinquième fois et ce n’est pas son mari Kieran (Don Gilet), empêtré dans toutes sortes de magouilles, qui viendrait sauver les meubles. Dawn quant à elle est coiffeuse, mais doit s’occuper de son père et de ses frères depuis que sa mère est décédée. Reste Pauline, plus âgée, vivant confortablement dans une grande maison, mais qui s’ennuie terriblement.

Dès le début du premier épisode cette auto-affirmation des femmes semble se produire au détriment de leurs maris, par la force des choses il est vrai, mais aussi dû à la plus que mauvaise volonté de ceux-ci. En effet, Terry, Kieran et les hommes de la famille de Dawn sont incapables d’assurer des revenus fixes à leurs foyers, tandis que Pauline découvrira plus tard que la boucherie de son mari Brian (Peter Wight) est déficitaire. En même temps, et c’est là le cœur de Brief Encounters, on voit ces femmes prendre leur destin en main envers et contre tous puisque même dans les années 80, il semble que ce soit encore la norme pour les femmes de rester chez elles pour s’occuper de leurs enfants, la plus fidèle porte-parole de ce mode de vie étant la mère de Stephanie; d’une autre génération.

(…)

Alors que les grands networks américains peinent à attirer leur public avec leurs nouveautés fiction, l’Angleterre s’en tire très, notamment avec Brief Encounters qui a réuni 4,65 millions de téléspectateurs en direct, se classant au 11e rang des programmes les plus regardés de la semaine du 4 juillet et battant par le fait même la concurrence dans la case horaire du mardi 21h00 avec 21% de parts d’écoute. La semaine suivante, l’auditoire est resté fidèle à Pauline, Stephanie, Nita et Dawn puisqu’ils étaient encore 4,51 millions devant l’écran.

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